L'ETAT DE FLOW



L’état de « flow » peut être caractérisé par un état psychologique optimal pouvant être ressenti par le joueur. Le joueur a alors l’impression d’être au-dessus des nuages, que tout ce qu’il souhaite faire se réalise. Le joueur est alors en immersion complète dans l’activité et isole tout le reste, ne fait part à aucune distraction, il est alors complètement investi dans le présent. L’athlète a alors une sensation de contrôle, de perfection et d’efficacité maximum, l’athlète est détendu et relâché.


« Cette personne arrive à atteindre « une réalité différente » avec l’impression que le temps se déforme, qu’il le domine comme si tout se passait au ralenti. C’est un moment plus ou moins éphémère lors duquel toutes les énergies se réunissent et forment un flux, qui nous conduit à un niveau optimal de performance et une sensation de bien-être, qui se converti en un moment d’extase. » Csitszentmihalyi


James Loehr décrit le sentiment de flow en 12 points :

  • Les muscles sont relâchés et souples

  • Un état mental calme et tranquille

  • Une faible inquiétude

  • Une grande énergie

  • Des sensations positives et optimistes

  • Du plaisir et de l’amusement à jouer

  • Un jeu sans effort

  • L’action est instinctive et automatique

  • Une grande confiance en soi

  • Un esprit vif et alerte

  • Une sensation de grand contrôle

  • Être présent et concentré dans le jeu


Damasio le qualifierait de « conscience étendu », cela signifie que « l’organisme obtient un accès immédiat au plus grand ensemble possible de connaissances. » Daniel Goleman va dans le même sens en expriment qu’en état de fluidité « le paradoxe est que les choses les plus difficiles sont faciles, les performances exceptionnelles sont tout à fait naturelles. A l’intérieur du même cerveau, on observe un paradoxe similaire, les tâches les plus compliqués sont accomplies avec une dépense d’énergie minimale. » En étant davantage concentré sur la tâche à effectuer, le cerveau des joueurs va se calme, donc l’excitation corticale va diminuer. Goleman résume cela en parlant d’ « oasis d’efficacité corticale. »



Le modèle de Flow de Csitszentmihalyi

Par apport au modèle du « flow » de Csikszentmihalyi, celui-ci ainsi que Goleman nous disent que « les individus semblent se concentrer mieux lorsque la tâche est un peu plus exigeante que d’ordinaire et qu’ils sont capable de donner davantage d’eux-mêmes. Si c’est trop facile, ils s’ennuient. Si c’est trop difficile, ils deviennent anxieux. La fluidité apparait dans des zones délimitées par l’ennui et l’anxiété. »


Csikszentmihalyi toujours nous décrit 9 dimensions qui caractérisent l’état de flow :

  • Equilibre entre la difficulté de la tâche et les habilités personnelles du joueur.

  • La clarté des objectifs

  • Feedbacks clairs et précis

  • Union de l’action et de la conscience

  • Perception et conscience de soi même

  • Expérience autotélique, c’est-à-dire sans autre but qu’elle-même car agréable et enrichissante et qui survient lorsque l’organisme fonctionne au maximum de ses capacités.

  • Sensation de contrôle

  • Concentration sur la tâche

  • L’absence de stress, d’anxiété et d’ennui ainsi que la perception des émotions positives


Cependant, ce phénomène du « flow » ne peut pas arriver à un joueur qui débute dans l’activité, Csikzentmihalyi nous le confirme en disant : « Evidemment ce processus automatique et spontané ne peut seulement arriver à quelqu’un qui est très entrainé et qui a développé la technique. Et cela s’est converti dans une sorte de vérité évidente ou triviale dans l’étude de la créativité qui fait que l’on ne peut créer quelque chose sans au moins 10 années d’immersion dans une connaissance technique d’un domaine particulier. »

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